La prise de paracétamol pendant la grossesse retarderait le langage des filles à naître

La prise de paracétamol pendant la grossesse retarderait le langage des filles à naître
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Prendre du paracétamol enceinte pourrait avoir des répercussions sur le langage de l’enfant à naître. En effet, selon une étude publiée dans la revue médicale European Psychiatry, les mères qui ont pris du paracétamol pendant la grossesse ont donné naissance à des filles qui ont eu un retard de langage. Les scientifiques n’ont pas constaté ces résultats chez les garçons.

Pour parvenir à ces conclusions, les chercheurs de l’hôpital du Mont Sinaï aux Etats-Unis ont réalisé une enquête avec 754 femmes. Elles avaient toutes pris du paracétamol entre la 8ème et la 13ème semaine de grossesse. Les participantes ont déclaré le nombre de comprimés de paracétamol pris, puis les scientifiques ont testé la concentration du médicament dans l’urine des femmes. Le taux était élevé chez les femmes ayant pris en moyenne 6 comprimés pendant la période étudiée.

Six fois plus susceptibles d’avoir un retard de langage

Les chercheurs ont suivi les enfants issus de ces grossesses. Ils ont constaté, révèle Top Santé, que les filles nées de mères plus exposées (plus de six paracétamols pris en début de grossesse) étaient six fois plus susceptibles d’avoir un retard de langage que les filles de mères qui ne prenaient pas le médicament. Pour le dr. Shanna Swan, auteure principale de l’étude, des recherches doivent être poursuivies pour comprendre pourquoi ce retard affecte seulement les petites filles. 

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